Le coup d’envoi des examens certificatifs de la session 2026 a été donné ce mercredi 13 mai au Cameroun dans un climat de vigilance renforcée. À Yaoundé, la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, a effectué une tournée d’inspection dans plusieurs centres d’examen du département du Mfoundi afin d’évaluer le dispositif mis en place pour le démarrage des épreuves.
Accompagnée d’une délégation de responsables administratifs et pédagogiques, la ministre s’est rendue dans plusieurs établissements situés notamment à Nlongkak, Afanoya, Nyom II, Mballa II et Efoulan. Cette descente de terrain visait à contrôler l’organisation logistique, la sécurité des épreuves ainsi que les conditions d’accueil des candidats.Selon les chiffres communiqués par le ministère des Enseignements secondaires (MINESEC), 226 348 candidats sont inscrits cette année aux concours d’entrée en 6e et en première année technique sur l’ensemble du territoire national.
Dans les centres visités, les équipes ministérielles ont procédé à la vérification :des listes de candidats ;des scellés des épreuves ;des effectifs ;des dispositifs sécuritaires ;des conditions sanitaires des salles de composition.Le MINESEC affirme vouloir :« renforcer la crédibilité des examens officiels dans un contexte marqué ces dernières années par plusieurs polémiques liées à la fraude et aux irrégularités administratives». Si l’organisation générale a globalement été saluée par la ministre, la tournée a toutefois permis de mettre en évidence plusieurs dysfonctionnements administratifs. Des omissions de noms sur les listes d’émargement ainsi que la présence de candidats non répertoriés officiellement ont notamment été signalées dans certains centres.Face à ces situations, Pauline Nalova Lyonga a demandé une gestion “diligente” des cas recensés afin qu’aucun candidat ne soit injustement pénalisé.

Ces anomalies surviennent dans un contexte où le ministère tente depuis plusieurs mois de renforcer le contrôle des examens officiels. En février dernier, le MINESEC avait déjà dénoncé des pratiques frauduleuses liées à « l’inscription d’élèves réguliers comme candidats libres dans certains établissements».Le ministère accusait alors certains responsables scolaires de manipuler les inscriptions afin d’améliorer artificiellement les taux de réussite de leurs établissements.Au-delà du lancement des épreuves, cette opération de supervision traduit surtout la volonté des autorités éducatives de restaurer la confiance autour des examens nationaux. Car malgré le renforcement des contrôles et des inspections, l’organisation des examens officiels reste confrontée à d’importants défis logistiques et administratifs.Avec plus de 226 000 candidats répartis sur l’ensemble du territoire, le Cameroun entre désormais dans une période décisive pour son calendrier académique.
