selon les chiffres de l’ Organisation Mondiale de la Santé, en 2020, pour 100.000 habitants 29,36% de patients succombent dudit cancer.
Difficultés à uriner, présence de sang dans les urines, douleurs pelviennes, besoin fréquent d’aller aux toilettes durant la nuit, baisse de libido ou encore sang dans le sperme sont autant de signaux d’alerte que l’on peut retrouver dans la liste des symptômes potentiels du cancer de la prostate. « Mais attention !, ces symptômes ne sont pas toujours synonymes dudit cancer », lâche le Dr Annick MONKAM, médecin généraliste et experte en santé sexuelle.Évoluant lentement et discrètement sans provoquer de symptômes évidents, beaucoup d’hommes découvrent la maladie à un stade avancé, réduisant ainsi leurs chances de guérison. « Cette réalité alarmante souligne l’importance évidente du dépistage précoce », poursuit Annick MONKAM.« Rien qu’à l’évocation du mot, beaucoup d’hommes grimacent.
Le toucher rectal, souvent perçu comme humiliant ou gênant, reste l’un des plus grands freins au dépistage du cancer de la prostate », ajoute-t-elle. Dans l’imaginaire collectif, il est associé à une atteinte à la virilité. « Je préfère ne pas savoir », rétorque Boris, 28 ans. Comme lui, plusieurs jeunes hommes tournent la question en dérision, faute d’information. D’autres évoquent la honte, la peur du regard médical ou simplement le malaise d’un geste jugé trop intime.Pourtant, les médecins insistent : le toucher rectal est un examen simple, qui ne dure que quelques secondes.
Il permet au praticien de palper la prostate afin de détecter d’éventuelles anomalies, avant même l’apparition des symptômes. Couplé à une prise de sang mesurant le taux de PSA (antigène prostatique spécifique), il constitue la base du dépistage précoce. Mais la réalité est là : la peur du geste dissuade encore trop d’hommes, en particulier les plus jeunes. Pourtant, « franchir la porte d’un cabinet médical à ce but est un signe de responsabilité envers soi et envers sa famille », martèle le Dr MONKAM.
Concernant l’auto-examen, l’experte nuance : « Cependant, des gestes simples du quotidien peuvent servir à s’auto-palper, à savoir se placer devant un miroir, observer ses testicules, généralement il y a un plus gros que l’autre, puis les prendre par la paume de main, disposer les doigts de façon à ce que l’index soit à l’arrière des noyaux et le pouce à l’avant, effectuer des mouvements circulaires afin d’y détecter des anomalies… » conclut-elle, tout en précisant que la consultation d’un urologue en cas de soupçons est le meilleur moyen de se rassurer.Face à cette maladie qui ne distingue pas l’âge, la sensibilisation ne doit pas reposer uniquement sur les épaules des hommes. L’entourage joue un rôle déterminant pour briser le silence et encourager la prévention. Les femmes sont ainsi appelées à soutenir les hommes face à ce tueur silencieux.
#cancer de la protaste
#minsanté
#ESSTIC
Great
Je pense que le dépistage doit être systématique à partir d’un certain âge afin de vulgariser cette pratique et rendre cela moins tabou aux yeux de la population. Ca prendre probablement un moment, mais on construit sur le long terme en général.
Intéressant
Je pense pour mon humble avis que la sensibilisation doit s’intensifier sur le terrain à propos de cette maladie parceque jusqu’à nos jours beaucoup sont ignorants de l’impact de cette maladie qui évolue discrètement et lentement au point qu’on le découvre un peu plus tard….
Sans l’avoir vécu mais après l’avoir appréhendé autour de moi, je pense que le plus dur n’est pas l’acceptation de la maladie mais de la réalité du protocole du dépistage et les conséquences de cette pathologie sur la sexualité.
Par ailleurs en parler permet non seulement de briser le tabou mais aussi sensibiliser afin de promouvoir la prévention et la prise en charge précoce de ce mal latent.
Très intéressant . Cependant je pense que la sensibilisation aura plus d’impact si elle va au de-là du numérique .
Je vous suggère d’étendre vos actions sur le terrain également afin que cette sensibilisation touche un nombre plus élevé de personnes car bon nombre ignore encore cette maladie plus ou moins silencieuse et ses réalités pourtant pourraient être concernés .
En Afrique tout ce qui concerne le bas ventre chez l’homme un sujet tabou, cependant le mieux demeure dans les différentes méthodes de sensibilisations
À mon humble avis même si on intensifie et élargie la communication relative à cette maladie le plus grand frein en Afrique est la méthode de dépistage (touché rectale) si on pouvait proposer une autre méthode de dépistage je pense que la gente masculine africaine serait plus réceptive.
Super
Moi personnellement je connais malheureusement le cancer de la prostate de nom mais dire réellement que je connais à quoi ça refaites je doute aussi à mon avis c’est une maladie qui touche dans la plupart des cas les hommes âgés et dans notre quotidien on en parle peu très peu
Intéressant, mais est ce nécessaire ce toucher, y a t’il pas un autre moyen de se faire dépister ?